| "Nous sommes ici à
la source de tout ce que fut le Père Teilhard : son amour brûlant
pour le Christ, au centre de sa passion pour le monde transformé,
accompli, dans le christianisme, son attachement pour le Christ à
un degré rarement atteint. Non seulement le Père Teilhard
vivait son sacerdoce, son union au Christ, avec gronde intensité
au plus intime de lui-même, mais il les disait, les proclamait aussi
bien aux incroyants qu’aux croyants. Cet exemple est actuel, après
un temps de discrétions abusives..." (5)
DANS SA PRÉSENTATION DU CHRIST 1) Lettre du 13.12.1952 à l’Abbé Breuil,
Préhistorien, Professeur au Collège de France – p.518
de "Lettres inédites" [Éditions du Rocher]
2) Formule de "Mon Univers" (1924) – Tome IX.112. C’est le thème de tout notre fascicule N° 6 : Les Métamorphoses de la Conscience. 3) L’Écriture dit "la pierre d’angle". La seule vraie pierre qui synthétise en elle-même tous les angles, c’est le pyramidion qui sera posé au sommet, dernière pierre de la pyramide mais en vue de laquelle toute la structure pyramidale a été conçue et prévue, puis construite afin que cette ultime pierre posée "étincelle au sommet à vexer du monde" tout en conditionnant tout le passé de l’Évolution. Le Christ est le pyramidion de l’Évolution ! 4) "Le Christ est la plénitude, le principe synthétique de l’Univers". [Ces lignes sont extraites de l’hommage à Teilhard adressé par le Père Arrupe, Général de la Compagnie de Jésus, lors des Fêtes organisées par l’Unesco en 1981, pour la célébration du Centenaire de la naissance du Père Teilhard. Les citations faites par le père Arrupe, mot tirées de "Science et Christ" (1921) – Tome IX. 60 et 61.] 5) Superbement exprimé par le Père Arrupe, cet hommage bien que tardif de la part de ses supérieurs, aurait dû quelque peu tempérer l’ostracisme dont Teilhard est toujours l’objet de la part de certaine milieux qui se croient propriétaires exclusifs du catholicisme, n’imaginent pas qu’il puisse exister d’autres conceptions chrétiennes que les leurs et n’ont pas appris que catholique est le même mot en grec qu’universel en latin ou français. ![]()
98 | de pensée. Il fait constater
que cette présentation de Jésus aux bergers et aux mages,
pré-agissait sur toute la création et l’évolution
de l’univers et de la terre, pour aboutir au Divin Enfant. De même,
le Christ-Oméga (7), récapitulateur et plerômisateur
de l’Univers, pré-agit sur toute la fermentation des esprits
et des mondes vers l’Absolu, en tant que "Cœur de la Matière"
et "Cœur du Cœur de Dieu". Dans tout le système de Teilhard, c’est le futur qui conditionne le passé. Les Métamorphoses de la Conscience (7) sont guidées par une sorte de programme (8) qui organise l’accession de l’Univers à la Conscience Divine, celle du Verbe. Ces conceptions teilhardiennes ont séduit les futurologues qui, pronostiquant la venue de l’Ère du Verseau, saluent Teilhard comme le prophète de cette nouvelle prise de conscience de l’Humanité... qu’astronomes, astrologues et ésotéristes espèrent voir se réaliser et se manifester au cours des deux millénaires à venir qu’ils assignent à l’Ère du Verseau (9). 6) Dans "Mon Univers"
de 1924 – Tome IX. 90. Cette idée constante chez Teilhard
se trouve déjà dans son premier écrit publié:
’La VIE cosmique" de 1916 [Tome XII. 68.69] : "Tout se mouvait vers
le Petit, né de la Femme" ou bien "Le Christ est le terme de l’Evolution,
même naturelle des êtres..." ou encore: ’Le Monde se
crée encore et en lui, c’est le Christ qui s’achève".
7) Notre fascicule Teilhard N°6 : "Les Métamorphoses de la Conscience", [pages 82, 83, 92, 94...] présente et explique le Christ-Oméga de Teilhard. 8) Dans "Le Hasard et la Nécessité", Jacques MONOD avait eu l’intuition que l’Évolution était guidée par une téléonomie (loi intime des choses qui prévoyait leurs transformations futures). Ce finalisme lui a été souvent reproché. Monod accusait aussi Teilhard de finalisme [p. 150 de l’Édition 1970 du Seuil] Il est bien difficile de décider qui, de Monod ou Teilhard, est le plus finaliste des deux. Teilhard est finaliste comme Aristote définissant l’action de Dieu : "II meut en tant qu’il est l’objet ["d’aimant"] de notre amour". Chez Teilhard, tout état de conscience supérieur pré-agit sur sa formation et donc c’est notre destin futur (ce qu’il y aura "de Dieu" en nous dans l’éternité), qui pré-agit sur notre passé et notre présent... 9) En une année, par rapport au fond des étoiles "fixes" qui constituent les constellations du Zodiaque, le Soleil se décale d’environ 50 secondes d'arc, soit 30° (largeur d’un signe du Zodiaque) en 2160 ans. Cette précession du Soleil est surtout calculée, par rapport à l’année précédente, pour le jour de l’équinoxe de printemps. Depuis que cette "précession des équinoxes" a été découverte, depuis peut-être 6000 ans, le Soleil aurait transité sur |