| Plus qu’en celle-ci, l’autre face du monde fournit
en effet davantage doccasions de dépassement de soi en faveur
des autres et dapprofondissement des réalités spirituelles.
LÉvangélisation y est heureusement plus intense quen
ce bas-monde ! Même les plus « savants » parmi nous peuvent
alors avoir besoin d’une initiation à la Connaissance et surtout
à l’Amour. Dès leur entrée dans ce monde qui nous est encore inconnu, ils ont été accueillis par ceux de leurs parents et amis qui les y avaient devancés. Ils guideront de même nos premiers pas lorsque, à notre tour, nous serons parvenus parmi eux à lheure de notre mort terrestre, « au dernier jour » que nous aurons vécu dans notre notion du temps terrestre (4). LÉglise nous a enseigné la « Communion des Saints » comme un échange mystérieux entre eux et nous. Nous nous efforcions déjà, dans la prière, dimplorer laide du Christ, de la Vierge Marie, de saints plus ou moins célèbres mais en qui nous avions confiance. A combien plus forte raison pouvons-nous |
nous adresser aussi à ceux qui vivent toujours avec leurs pensées, leurs
sentiments pour nous... mais désormais dans la Lumière, qui dissipe toute illusion
sur le sens de la destinée et sur Dieu. Ils voient... Ils savent... et ils veulent nous faire savoir ce qui est le meilleur pour nous et même pour l’évolution de l’humanité. Sentiment de présence, de confiance, voire de ferveur inhabituelle intuitions sur les réalités spirituelles (5) sont des indices qui, bien que considérés comme « subjectifs » par les sceptiques, nous incitent à réfléchir dabord, puis à raviver notre espérance et notre foi en la survivance. Ils cherchent ainsi à élever la qualité de notre amour et de notre connaissance tandis que sépure la qualité de leur Amour et de leur Connaissance. Il ne tient qu’à nous que leur évolution spirituelle se répercute dans la nôtre pour que nous vivions avec eux dans la Joie de lexpérience toujours nouvelle de lAmour de Dieu. |
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| (4) Dans lau-delà
notre « Temps » nexiste plus, aussi des théologiens
sérieux estiment que la résurrection peut être plus ou
moins « immédiate » après la « mort ». Notre
« dernier jour » nest pas nécessairement la fin du
monde ! Le temps de lhomme nest pas celui de Dieu. Moody (2
volume - pages 137 et 138), étudie | spécialement ce quil appelle
« l’altération de la perception du temps » pendant
les états de mort apparente, et lextrême importance revêtue
par ce phénomène, au plan psychologique. (5) Les textes rédigés à partir de ces intuitions peuvent être considérés comme des « messages » |
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| L’enseignement fondamental de la religion chrétienne, c’est la RÉSURRECTION DE JÉSUS-CHRIST et la nôtre après lui professée aussi bien par les catholiques que par les protestants et les orthodoxes. Trop souvent, à cause de la formule du « Je crois en Dieu », « Je crois à la résurrection de la chair », on a imaginé seulement une réanimation de la chair, c’est-à-dire du cadavre... et cette représentation figure en effet dans les sculptures du portail de nos cathédrales comme dans bien des ouvrages de théologie. Saint Paul disait pourtant notre « corps terrestre » doit être « changé » en « corps céleste ». La mort est la condition de cette métamorphose, la seconde naissance, à l’Esprit, en Dieu. La « résurrection de | l’homme tout entier » c’est-à-dire
de sa personne, inclut une participation du corps à la résurrection
et à la gloire L’Esprit ou l’Amour, c’est le plus
pur « extrait immortel » de notre activité physique et mentale
sur cette terre. Enfin, aux chrétiens sans prétentions que nous
sommes tous, la Lettre donne ce conseil : « Le chrétien
doit croire à la continuité fondamentale qui existe entre la
vie présente dans le Christ et la vie future ; en effet, le Charité
est la Loi du Royaume de Dieu et c’est la mesure de notre Charité
ici-bas qui sera celle de notre participation à la gloire du ciel.
» Et si notre imagination ne peut arriver à épuiser ces questions,
« le cur y va d’instinct et à fond ». « Tôt ou tard nous serons jugés sur l’Amour » ! |
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