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L'expérience actuelle, celle de type charismatique, la
nôtre, celle de plusieurs praticiens spirituels de la
guérison, nous a prouvé par les faits, que le temps des
miracles n'était toujours pas révolu. C'est seulement
notre Foi qui risque de crever de scientisme et de
rationalisme.
IRRATIONALITE DU MIRACLE ?
Réactualiser lidée du miracle et sa pratique, dans l'esprit de
la Religion Universelle, peut sembler un anachronisme. C'est pourtant indispensable.
En effet, nous avons examiné les définitions du miracle dans la
plupart des dictionnaires, y compris l'Encyclopaedia Universalis, qui en
dix colonnes renonce à définir le miracle! Les définitions
anciennes, même d'Eglise, considèrent le miracle comme une violation
des lois de la nature. L'Eglise a accepté cette définition puisque
des évêques continuent à reconnaître canoniquement "miracles",
des guérisons constatées à Lourdes par exemple: parce que,
à leur connaissance et à celles de scientifiques consultés
à divers intervalles, il n' y a pas d'explication naturelle suffisante,
la guérison est reconnue miracle. L'Universalis a beau jeu d'ironiser
:" Dieu est invoqué quand on se trouve à court de raisons, quand il ny a plus dautre principe dexplication. Par où sinsinue ce paralogisme : lignorance des causes démontre que la cause est transcendante..." (21) A voir la Foi consisterait donc à croire que le miracle n'a aucun paramètre NATUREL ? Mais il a toujours des causes secondes naturelles, cosmiques, énergétiques, et au moins psychologiques et même biologiques, inconnues car invisibles! On découvrira toujours de nouvelles "causes naturelles. Renaturaliaera-t-on alors les anciens miracles reconnus? Quelle autorité se ridiculisera à le faire? Qu'on en finisse, l'explication existe: dans la médiumité. Il ne s'agit de cause ni seulement naturelle, ni seulement surnaturelle, mais des deux à la fois ! La théologie n'est qu'un des langages possibles. Le miracle est une lecture des phénomènes dans le langage religieux. Reconnaître un miracle, c'est une contemplation personnelle ou une action de grâces, non une explication (22).
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Expliquer le miracle exige la
lecture systémique de toutes les explications possibles comme le précisait
notre propos des pages 3 et 4 du premier fascicule,
et 25 de celui-ci. La Science veut fournir sa
lecture naturelle des faits. La Théologie voyait Dieu partout. Ici,
elle ne Le verrait que s'il n'y avait pas de cause naturelle du miracle.
La Médiumité, cet étrange état de conscience, proche
de celui de la prière qui peut suffire à l'induire, oblige à
tenir compte simultanément des lois du transfert d'énergies, des
gestes qui explicitent l'amour de celui qui guérit, des mots et des
sentiments de l'acteur visible et du groupe des croyants présents ou
unis d'intention (en ce monde et en l'autre), et surtout la Réalité
transcendante qui s'incarne dans le groupe autour du praticien. Rien ne
peut être isolé de ces éléments (et des autres auxquels
nous n'avons pas encore pris garde!), sans rendre irrationnelle la guérison,
for m e la plus répandue du miracle. N'avez-vous pas remarqué
que les éléments que nous détaillions ci-dessus définissaient
assez bien l'Eglise idéale? Remplacez le mot praticien par celui de
prêtre et passez en revue les sacrements de l'Eglise... Vous vous apercevrez
que les sacrements étaient. aussi des miracles. Combien s'en sont peut-être
détournés faute de lavoir imaginé ? Regardez la vie
et les miracles de ceux qui sont ou non catalogués comme saints de
n'importe quelle tradition. Ces monstres de Foi, même s'ils ignoraient
leurs qualités médiumiques, ont réalisé, selon la promesse
de Jésus des prodiges encore plus grands que les siens. Les Saints à miracles étaient-ils donc des médiums ? Ce sera le thème de notre fascicule 3. 22) Reconnaître le miracle, c'est contempler
Dieu. Le miracle est signe, révélation d'une présence ou
conscience universelle derrière les faits, une signification au niveau
du pour quoi et même du pour qui, qui laisse presque entièrement
libre l'analyse du comment par les sciences. Restera-t-il seulement un
jour des phénomènes irréductibles à des effets d'énergies
de conscience nouvelles, car mieux connues, objet nouveau de sciences
approfondies des états de conscience? Pour qui a demandé le
miracle, sa survenue, même si elle peut avoir des causes naturelles,
est un clin d'oeil de Dieu, le numen des anciens. Seul le croyant perçoit
vraiment l'intention numineuse, providentielle, aimante... Il n'a pas
besoin d'explication! Chercher une explication, nest-ce pas parfois,
douter?
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